Une construction durable, flexible et économique avec des briques.

Une construction écologique et passive est souvent automatiquement associée à des maisons à ossature bois. Notre méthode de construction traditionnelle, c’est-à-dire avec des briques de parement et des blocs pour murs intérieurs en terre cuite, est cependant tout aussi bonne. Elle est même meilleure: dans notre climat humide, les matériaux en terre cuite assurent une meilleure stabilité et longévité que le bois. Et il y a bien plus de raisons pour opter pour des briques, qu’il s’agisse d’une maison passive, basse énergie ou PEB.

La Belgique, pays de la brique

En Belgique, on a commencé à construire des maisons en briques à partir du 12e siècle. Avant, on construisait en bois. On utilisait du feu pour le chauffage et l’éclairage. Pas étonnant donc que cela posait souvent des problèmes lors d’un incendie dans la ville. Les maisons avoisinantes prenaient feu et en un rien de temps, tout le quartier était en feu. Des quartiers entiers ont ainsi été rasés par les flammes. Vu qu’en Belgique on disposait de multiples types d’argiles, ceci devenait très vite le matériel de construction préféré. Depuis lors, les matériaux en terre cuite sont dans notre nature et ont indéniablement fait preuve de leurs qualités. Pourquoi faire marche en arrière?

Excellent équilibre hydrique

Dans les pays scandinaves, une grande partie des maisons est construite en bois. Chez nous, le climat est très humide, ce qui rend le bois moins approprié comme matériau de gros œuvre. De par son caractère résistant à l’humidité, la brique est le matériau de construction par excellence. Aucun matériau ne résiste mieux à l’humidité. Les briques peuvent absorber l’eau et la dégager, sans que leur stabilité en soit affectée. Leur haute teneur d'absorption fait que moins d’humidité pénètre dans le vide, tandis que l’eau qu’absorbent les briques s’évapore très vite. Grâce à sa perméabilité à la vapeur et sa capacité d'absorption, la brique peut servir de régulateur d’humidité. Elle peut temporairement emmagasiner l’excès d’humidité (p.ex. par diffusion/condensation) pour le faire évaporer ultérieurement, sans risque d’affouiller la force portative ou la durabilité. Ceci est totalement différent pour les maisons à ossature bois. Si une paroi n’est pas totalement étanche à l’air, la vapeur peut infiltrer et se condenser. Ceci peut mener à la formation d’eau dans l’isolation. L’humidité peut également pénétrer dans le bois, entraînant ainsi des moisissures et des problèmes de stabilité.

Longue longévité

La brique résiste très bien aux influences climatiques et aux conditions atmosphériques. De nombreux bâtiments datant de l’Antiquité ou de l’époque romaine sont restés pratiquement intacts en l’an 2009. Que le matériau céramique survit des générations, ressort également d’une étude menée sur la longévité des matériaux, par le bureau de recherche Xtra Muros, pour le compte de Wienerberger. Pour cela, l’état des façades et des toitures du parc immobilier belge datant d’avant 1900 a été examiné. Pour les façades d’avant 1900, il s’avère que 88,77% ont été construites en briques et que presque 49% se trouvent encore dans leur état original. L’étude démontre également que les briques ont une longévité de plus de 150 ans. Sur toute la durée de vie des briques, leur stabilité reste quasiment constante et les maisons en briques nécessitent peu d’entretien, de réparation ou de remplacement. Ce qui fait de la brique un des matériaux les plus faciles à entretenir. Par contre, des constructions en bois nécessitent des travaux de réparation ou d’embellissement tous les 20 ans. La durée de vie plus longue de la brique implique également que l’influence sur l’environnement due à la production et au transport est dispersée sur une période plus longue. Lors d’une durée de vie plus courte, il faut tenir compte de scénarios de remplacement, entraînant des impacts supplémentaires sur l’environnement.

Des ‘produits du terroir’

En Belgique, les produits en terre cuite sont fabriqués à base de matières premières qui sont abondamment présentes dans le sol belge. L’argile peut être exploitée localement, ce qui rend l’empreinte écologique moins élevée que celle du bois. Le bois le plus souvent utilisé dans notre pays est en effet importé. Et nous savons tous que le transport et son rejet de CO2 contribuent largement à une mauvaise empreinte écologique. La Flandre n’a qu’un degré d’autarcie de 10% et est, dès lors, obligée d’importer du bois de la Scandinavie, des pays tropiques, des Etats-Unis et du Canada.

10% moins besoin d’énergie pour le chauffage

Les briques ont des caractéristiques thermiques excellentes ainsi qu’une bonne inertie thermique grâce à leur masse. Même dans le cas le plus extrême, c’est-à-dire la maison passive, les briques font preuve de leurs excellentes qualités thermiques. Dans une maison passive (construite avec des briques de parement et des blocs céramiques pour murs intérieurs), le besoin énergétique net pour le chauffage est – avec la même valeur isolante – 10 % moins élevé que dans une maison passive à ossature bois. Ceci ressort d’une étude menée par la cellule d’étude d’énergie Technum Tractebel Engineering (synthèse du ‘Rapport final simulation dynamique d’énergie Wienerberger maison massive passive’ à consulter via www.massivepassive.be). L’avantage incontestable d’une construction en briques au niveau du besoin énergétique s’explique par le caractère d'absorption d’un mur en briques.

Meilleur confort thermique

Toujours selon l’étude de Technum-Tractebel Engineering, le confort thermique dans une maison passive est meilleur que dans une maison à ossature bois. Grâce au fonctionnement d'absorption, il y moins de fluctuations de température. La masse d’une paroi en briques emmagasine la chaleur pendant la journée et la rend lentement pendant la nuit. En conséquence, des fluctuations extrêmes de température ne se manifestent pas, ni en hiver, ni en été, évitant ainsi des risques de surchauffe. Une maison à ossature bois par contre, s’échauffe rapidement sous l’influence de la chaleur du soleil, mais la rend aussi vite. Un ‘effet caravane’ peut se manifester, menant à une surchauffe en été.

Excellentes caractéristiques acoustiques

Le caractère massif des produits en terre cuite contribue également à un meilleur confort acoustique. Des murs en briques de parement et blocs pour murs intérieurs ont d’excellentes caractéristiques d’insonorisation. Sur base des essais effectués en collaboration avec le CSTC, Wienerberger a développé l’année passée une solution acoustique relativement légère (‘légère’ étant égal à ‘écologique’) et très performante pour des murs séparateurs entre deux habitations. Cette solution consiste du bloc Silentbrick, du SonicStrip (un tapis d’isolation acoustique en granulats de caoutchouc recyclés séparant les murs des sols et des planchers/hourdis) et du SonicPin (un crochet acoustique pour des murs mitoyens dédoublés). Entre les deux parois se trouve un matériau d’isolation souple fonctionnant de ressort, absorbant l’air et étouffant le bruit. Pour cette solution, Wienerberger a reçu cette année le « Prix de l’innovation Technologie», faisant partie des « Belgian Building Awards ». Ainsi le jury a récompensé l’entreprise ayant lancé le produit le plus innovateur sur le marché dans le courant de l’année passée. Des parois à ossature bois n’ont pas la masse d’un mur en briques et de ce fait, leur isolation acoustique est moins bonne. C’est pour cette raison qu’on met une double couche de plaques de plâtre, élevant fortement l’empreinte écologique de la maison.

La brique, meilleure résistance au feu

Pour une maison moyenne un mur en surface doit avoir une résistance au feu de min. ½ heure (maison de plein pied) ou de min. heure (deux étages). Les blocs céramiques pour murs intérieurs répondent largement à cette exigence: maçonnerie en blocs treillis de 9 cm de largeur résistent au feu pendant 1 heure, tandis que des murs de 14 cm et de 19 cm résistent au feu pendant 2 heures et 6 heures. Un plafonnage des deux cotés augmente la résistance au feu jusqu’à respectivement 2 heures, 4 heures et plus de 6 heures. De plus, la maçonnerie n’émet pas de gaz nocifs en cas d’échauffement. Les briques obtiennent la classe de résistance au feu la plus sévère, c’est-à-dire la classe A0 (norme européenne A1), complètement ininflammable. Le bois par contre, rétrécit à des températures élevées (suite à la déshydratation) et commence à carboniser à partir de 300°C. Les caractéristiques de solidité changent également. C’est pourquoi le bois doit toujours être combiné avec des matériaux non-combustibles tels que le plâtre ou des plaques de plâtre ou doit être traité de produits chimiques.

Matériau avec un certificat

Les matériaux en terre cuite sont testés et contrôlés pendant toutes les phases de la production. La qualité est certifiée par la marque Benor. Ce label de qualité donne des garanties en ce qui concerne les dimensions, la résistance à la compression et le poids.

Les éléments de construction en terre cuite sont indéformables

Des matériaux de construction comme le bois gonflent ou rétrécissent sous l’influence de la température, de l’humidité de l’air ou du séchage du gros œuvre. De ce fait, des fissures peuvent se former qui peuvent être néfastes pour la stabilité générale du bâtiment. La dilatation hygrométrique des blocs céramiques pour murs intérieurs de Wienerberger s’élève à seulement 0,01 mm/m et la dilatation thermique à seulement 0,005 mm/K.

Des projets plus hauts sont possibles

Egalement pour des constructions jusqu’à 5 à 6 étages, les blocs céramiques pour murs intérieurs ont un bon score dans le domaine de la stabilité, de la résistance à la compression et de la force porteuse. Des dispositions spécifiques ne sont pas nécessaires. Il suffit de choisir la brique avec la résistance à la compression appropriée. Pour la construction en bois, on choisit généralement une structure à ossature bois au lieu d’une construction massive en bois, ceci pour des raisons économiques. Et l’ossature bois dépasse rarement 3 étages. Le bois est en effet un matériau anisotrope. C’est-à-dire que la résistance à la compression à l’égard de la structure des fibres n’est pas égale dans les différentes directions. Longitudinalement, le bois Douglas par exemple a une résistance à la compression assez bonne, mais transversalement la résistance à la compression est de 80 fois moins élevée. Quand les fibres longitudinales et transversales des poutres se rencontrent dans les points de contact, le risque que les éléments transversaux se fissurent est tout à fait réel. En outre, le bois a la caractéristique qu’il est très imprévisible et qu’il se déforme assez facilement, aussi bien sous pression que suite à des changements hygrométriques. Quand la température et l’humidité relative changent, le bois « vit ». Pour des petites constructions, ceci peut être compensé, mais pour des bâtiments à multiples étages ceci devient plus complexe. Encore une raison pourquoi les constructions en bois excèdent rarement trois étages, est qu’il est extrêmement difficile de répondre aux exigences acoustiques.

Facile à rendre hermétique

Les parois intérieures d’une maison passive sont normalement plâtrées, entraînant une étanchéité permanente et parfaite, sans frais supplémentaires. Pour des constructions en bois, toutes sortes de manoeuvres assez compliquées doivent être effectuées afin de les rendre étanches. Les feuilles utilisées à cet effet sont vulnérables et sont plus exposées à des pénétrations involontaires.

Pas de risque de pose incorrecte ou incomplète d’un pare-vapeur

Dans le cas d’un mur creux traditionnel, tous les éléments ont un lieu et une tâche spécifique. Etant donné que le mur portant intérieur se trouve au côté chaud de l’isolation, il subira peu d’influences du climat extérieur. De plus, une condensation interne ne se manifestera jamais, vu que la température de la paroi reste au dessus du point de saturation. Par contre, pour une paroi en bois, l’isolation est incorporée entre la structure portante. Cela signifie que cette structure est d’un côté aussi chaude que l’intérieur, et de l’autre côté aussi froide que l’extérieur. Le point de saturation se trouve quelque part entre le côté chaud et le côté froid. L’air chaud peut contenir plus de gaz de vapeur d’eau que l’air froid et a, par conséquent, une pression de vapeur plus élevée. S’il fait plus froid à l’extérieur qu’à l’intérieur, la pression de vapeur à l’intérieur est plus élevée qu’à l’extérieur, ce qui fait que l’humidité qui s’est résolu par surpression dans l’air, veut s’échapper vers l’extérieur. Mais le gaz de vapeur d’eau au point de saturation se condense comme de l’eau. Ceci peut avoir des conséquences désastreuses pour des constructions en bois. C’est pourquoi un pare-vapeur doit être posé du côté chaud dans les parois extérieures des constructions à ossature bois, afin d’éviter que la vapeur produite à l’intérieur puisse arriver dans le matériau d’isolation ou dans la structure en bois. Dans la pratique ceci n’est pas aussi facile vu qu’on contrevient souvent à l’adhésion parfaite des pare-vapeur, provoquant ainsi la formation de moisissures et de dégâts. Il ressort d’une étude effectuée par le fabricant de pare-vapeur Pro Clima que lors d’une fente de 1 mm de largeur et d’un 1 m de longueur dans une surface de 1 m2 et d’une différence de température de 30°C et d’un écart de pression de 20 Pa par jour, 800 gr. d’eau/m2 va condenser dans l’isolation. Certainement quand il fait froid dehors, cette quantité d’humidité pourra difficilement s’évaporer à temps, ce qui peut occasionner des dommages en cas de matériaux sensibles à la décomposition. Dans le cas d’un mur creux, la condensation intérieure est quasiment impossible. L’étanchéité est garantie par le plafonnage. Et si jamais une condensation apparaîtrait, ceci n’altérera pas la stabilité du bâtiment vu que les caractéristiques portantes et de forme des blocs céramiques pour murs intérieurs restent inchangées dans un état humide.

La brique, un matériau écologique

Wienerberger – en tant que premier fabricant industriel belge - a reçu le certificat natureplus du « Vlaams Instituut voor Bio-Ecologisch bouwen en wonen (VIBE) » pour les matériaux de construction saines et écologiques. L’entreprise a reçu ce certificat pour sa gamme de blocs pour murs intérieurs Porotherm et Desimpel. Les critères du natureplus sont les plus sévères en Europe. Ils évaluent aussi bien les émissions et l’usage de matières premières et d’additifs, que la consommation d’énergie et de l’eau, l’emballage, le transport, la production de déchets et leur traitement. Depuis 1996, natureplus signifie pour les matériaux de construction ce que le certificat Biogarantie représente dans le secteur alimentaire et FSC dans le secteur forestier. L’organisation qui a établi ce certificat a des départements en Allemagne, Autriche, Suisse, Hongrie, aux Pays-bas et en Belgique. Jusqu’il y a peu on croyait que le bois, par rapport à beaucoup d’autres matériaux de construction, est plus écologique. Etant donné le certificat natureplus qu’ont reçu les blocs céramiques pour murs intérieurs de Wienerberger, ceci n’est plus valable. Oui, la construction avec des briques est une construction bioécologique. Le contenu en énergie du bois est peut être faible, mais le score éco, selon la méthode Eco Indicateur 99 basée sur la banque de données Eco-Invent, est par tonne bien 3 fois plus élevé que pour les blocs céramiques pour murs intérieurs, ceci est principalement dû à l’effet de l’usage de la terre. De plus il ne suffit pas de comparer uniquement les matériaux, il faut également comparer les systèmes de construction résultant dans une paroi de la même qualité. Ainsi, pour une paroi en blocs céramiques pour murs intérieurs, la pression environnementale ne représente qu’une fraction de celle du mortier et du plâtre; une paroi qualitative en bois nécessite la pose additionnelle d’une double couche de plaques de plâtre et d'isolation, ce qui rend l’impact éco de la paroi en bois plus élevé que celui d’une paroi en briques.

Elimination de déchets

Wienerberger est également lauréat du concours ‘Ontdek het eeuwige leven- Grenzeloos Gebruik’. Par ce concours, le ministre flamand d’économie sociale, Kathleen Van Brempt, veut stimuler les entreprises flamandes, organisations et étudiants en développement de produits à appliquer les principes du ‘Cradle to Cradle’. Différent du recyclage qui vise à diminuer la montagne de déchets, le Cradle to Cradle (C2C) est une méthode de production évitant la formation de déchets. Wienerberger a été nominé du fait qu’ils veulent transformer les déchets de construction en matières premières. A long terme, l’entreprise veut développer un système filtrant la masse céramique (principalement des produits ou pièces en terre cuite) des déchets de construction. Après broyage, cette masse céramique peut être réutilisée en tant que matière première pour briques ou tuiles.

Les entrepreneurs sont familiarisés avec la maçonnerie traditionnelle

L’entrepreneur lui aussi tire profit du concept des murs massifs. Il est familiarisé avec la technique traditionnelle de construction, garantissant une exécution professionnelle. Il est moins familiarisé avec le concept passif en matériaux légers.

Liberté architecturale

Les projets en briques sont un bienfait pour les architectes. Tout est possible grâce aux dimensions flexibles. La conception d’une maison à ossature bois est très différente et constitue une limitation aussi bien dans la mise en forme que dans la répartition des espaces.

Plus économique

Des maisons massives sont meilleures pour le budget que les maisons à ossature bois. Ceci ressort e.a. d’un cas d’une maison passive à Deurne, un projet du bureau d’architecture Jan Stranger de Ekeren. Il a demandé des offres auprès d’un entrepreneur traditionnel ainsi qu’auprès de deux entrepreneurs d’ossature bois. Les offres de l’entrepreneur traditionnel étaient inférieures de 26% et de 43%. Le prix plus élevé d’une maison à ossature bois s’explique entre autres par le nombre restreint d’entrepreneurs expérimentés dans la matière et par les frais additionnels pour l’achèvement.